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Archive for the ‘LE RETICULE NE TUE PAS’ Category

dans la ligne de mire > John Malkovich

Lundi, septembre 21st, 2015

John Malkovich dans la peau de…

Ça s’est teminé hier, c’était aux Rencontres d’Arles, à travers l’expo « Malkovich, Malkovich, Malkovich » le photographe Sandro Miller rendait hommage à ceux qui l’ont influencé en reproduisant 34 clichés dans lesquels son pote prend la pose en lieu et place des modèles originaux… et si le talent de Miller est indéniable, Malkovich est absolument génial… comme à l’accoutumée !

Tour à tour acteur, réalisateur, metteur en scène, producteur, créateur de mode… Cet homme fait dans la multiplicité des facettes tant dans sa propre vie que dans les personnages qu’il interprète.

Il a tellement à son actif… Génial dans les rôles dramatiques (La ménagerie de verre, L’empire du soleil…), il excelle dans les rôles de méchants (comme le Cyrus-le-virus des Ailes de l’enfer qui repasse ce soir sur W9…) et est au top dans les comédies (Burn after reading, Red…) !

C’est son personnage de Valmont dans l’adaptation des liaisons dangereuses au cinéma par Stephen Frears qui lui a permis de se faire connaître du grand public et lui a conféré sa place de séducteur (un rien) pervers (Ce n’est pas ma faute) – il a d’ailleurs mis lui-même en scène l’oeuvre de Choderlos de Laclos au théatre plusieurs années après – et il a également fait un super Dr Jekyll au côté de Julia Roberts/Mary Reilly. Mais le summum est atteint avec le duo Spike Jonze/Charlie Kaufman et leur cultissime Dans la peau de John Malkovich où il s’interprète tellement bien lui-même !!!

Voir la bande-annonce

Nota: il a eu une nomination aux Oscars (mais pas la statuette) pour son rôle dans… La ligne de mire de Wolfgang Petersen où il se mesurait à Clint Eastwood : ben voilà elle était faite pour lui cette rubrique !

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dans la ligne de mire > David Cronenberg

Lundi, juin 18th, 2012

Juin 2012 :
sorties de Promotheus de Ridley Scott
et Cosmopolis de David Cronenberg

Deux réalisateurs qui reviennent cette année à des styles qui ont fait leur renommée et qui m’ont fait comprendre au tout début des années 80 que finalement, la science-fiction et le fantastique pourraient trouver en moi une adepte inattendue.

Et si Ridley Scott s’est vite orienté vers des thèmes plus divers et plus réalistes, Cronenberg a persisté dans un univers plus déjanté et plus inquiétant, parsemant sa filmographie d’oeuvres cultes et m’attirant dans les salles obscures à chaque nouveau film.

Je n’arrive d’ailleurs plus à me rappeler si c’est lui qui m’a donné envie de lire Stephen King après avoir vu Dead Zone ou si je suis allée voir l’adaptation ciné du roman après l’avoir lu… La découverte des deux ayant été quasi simultanée…

Enfin, une chose est sûre : grâce à lui, on a découvert que la téléportation n’était pas si anodine que le capitaine Kirk et Mr Spock voulaient bien nous le faire croire dans Star Trek, surtout si une bestiole avec des yeux à facettes s’introduisait dans le télépod ! Bonjour la tronche de Brundle-Mouche ! (J’ai souvenir d’avoir fait mon petit effet sur ma soeur et mon père en les emmenant voir La mouche lors d’une de ses ressorties dans un Drive In au Cap d’Agde lors de vacances familiales !)

Grâce à lui, on a aussi découvert qu’en sus de leur fonction initiale, nos orifices naturels peuvent également être une entrée vers notre moi intérieur le plus profond… Obsession récurrente chez lui :  la machine à écrire du Festin nu (l’adaptation du bouquin de William S. Burroughs), les bioports d’eXistenZ ou dernièrement les examens médicaux du Golden Boy de Cosmopolis en sont quelques exemples…

Nous sommes faits de chair et de sang, merci David, le message est bien passé également dans chacun de ses films : même dans ceux au contexte plus terre à terre comme A history of violence ou Les promesses de l’ombre, il n’oublie pas de nous le rappeler. C’est bien pour cela qu’on était si inquiets, enfoncés dans notre siège à la projection de Faux-semblants où les plans répétitifs sur les instruments des jumeaux-gynécos nous laissaient imaginer finalement plus que ce qu’il nous a montré !

Sexe, mutations et psycho… Qu’elles soient physiques ou mentales, les transformations sont toujours au coeur du sujet.
Scanners, Crash, Spider, A dangerous method…  viennent s’ajouter à tous les films déjà cités pour en attester…

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A quand maintenant le nouvel opus ? En attendant, il m’en reste quelques uns que je n’ai toujours pas vus, comme les plus anciens Chromose 3 ou Videodrome ou encore M. Butterfly, qui ne semblent pas déroger au cahier des charges habituel de M. Cronenberg.

> Bande annonce Videodrome

> Bande annonce M. Butterfly

> Bande annonce Chromosome 3

NB : Quoique… Chromose 3, je suis pas sûre de vouloir le regarder !!! (Ah ! P’tite joueuse la Flo !)
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dans la ligne de mire > Le vampire

Dimanche, septembre 11th, 2011

Maxillaires offensives cherchent cou délicat
pour partage d’un fugace mais intense moment de sensualité
et plus (voir l’éternité…) si affinités !

Ils reviennent régulièrement sur le grand et le petit écran alimenter nos peurs et nos fantasmes. Y’en a pour tous les âges, y’en a de tous les styles.
Ma première rencontre avec l’un d’entre eux date de 1979 et fût une cause de trouble de mon sommeil de lycéenne pendant au moins quinze jours : faut dire que Klaus Kinski était déjà impressionnant sans maquillage, alors quand Werner Herzog lui a fait endosser la cape de Nosferatu et qu’il est apparu à l’écran avec ses 2 petites dents pointues et ses yeux cernés de noir… Encore aujourd’hui, j’ai du mal à regarder une simple photo de ce film !
De grands réalisateurs ont apporté leur touche personnelle au genre et  je ne m’amuserai pas à énumérer la pléthore d’acteurs qui ont troqué leurs inoffensives incisives contre une paire de canines acérées. De David Bowie (Les prédateurs) à Ethan Hawke (Daybreakers) en passant par Brad Pitt (Entretien avec un vampire) ou Kiefer Sutherland (Génération perdue), ils se sont métamorphosés en créatures de la nuit inquiétantes et envoûtantes, mais dûssé-je y laisser mon âme, je n’offrirais sûrement aucune résistance à trois d’entre eux :

Le plus troublant sans hésitation :

 

Gary Oldman en comte Dracula dans le film de Coppola.

Il suffi de revoir la scène du cinématographe et du loup blanc…

> voir la scène

 

 

  

 

 

 

Le plus ésotérique (et le moins denté…)

Jude Law dans La sagesse des crocodiles de Leong Po-Chih.

Jude qui, à l’instar de Dexter, achetait alors des bâches plastiques au kilomètre.

> voir la bande annonce

 

 

Le plus gentil (enfin tant qu’il est malheureux…)

David Boreanaz, l’ Angel de Buffy.

Des bohémiens lui ont jeté un sort et rendu son âme (« tiens ça t’apprendra à boire le sang d’une des nôtres ! »).
Depuis, il est rongé par le remords et ne peut plus connaître un seul moment de bonheur absolu sans redescendre dans les tréfonds de l’enfer. Il fini donc par quitter Sunnydale et la pauvre Buffy pour leur épargner à tous deux la cruelle épreuve de vivre un amour strictement platonique.

 


Et le 14 septembre prochain, c’est Colin Farrell qui va s’y coller dans un remake de Fright night (Vampire, vous avez dit vampire). Dans le genre attraction/répulsion, Colin pourrait s’avérer être un bon choix de casting. A suivre…

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dans la ligne de mire > Kwai Chang Caine

Mercredi, janvier 12th, 2011

 

« La force intérieure résiste à la chaleur et au froid, elle dure toute la vie et au-delà » 

« L’esprit ne se développera que lorsque le corps sera discipliné »

 

Le petit scarabée a marqué mon esprit au fer rouge.

 

Ses paroles et celles de ses maîtres du temple Shaolin s’y sont inscrites comme autant de messages subliminaux… Oui… Forcément… Sinon pourquoi serais-je perméable, presque 40 ans plus tard, à la pratique du Qi Gong et quelle autre explication à ma propension à m’intéresser aux Arts Martiaux et aux philosophies bouddhistes !

« Aucun élément de la nature n’est en conflit avec un autre. Lorsque nous comprenons les règles de la nature, nous chassons le conflit qui est en nous et découvrons l’harmonie entre le corps et l’esprit en accord avec le flot de l’univers. »

Il me faudra sûrement plusieurs autres vies cependant pour acquérir la maîtrise de Caine à garder son calme face à la bêtise et à la cruauté des ses congénères…

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Quand je vous dis que c’est pas gagné : je ne sais déjà pas trop où se trouve le caillou à attraper…

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à noter :  Jodie Foster, toute jeune encore, tenait le rôle d’Alethea dans l’épisode du même nom de la saison 1 (diffusée en 1972/1973)

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dans la ligne de mire > Tilda Swinton

Vendredi, octobre 1st, 2010

TS reticule

TS - ConstantineDécouverte (pour ma part) dans La plage de Danny Boyle en « cheftaine-tyran » où elle m’avait déjà fait forte impression. La Reine Blanche qu’elle interprétait dans Narnia a confirmé ses dispositions à s’imposer dans les rôles inquiétants et l’ange Gabriel qu’elle composait dans Constantine était criant d’ambiguïté.

TS - Narnia
Mais elle excelle aussi dans les rôles de femmes d’apparence froide et distante, révélant au final une sensualité atypique (je ne saurais que trop vous conseiller le récent Amore de Luca Guadagnino, TS - Benjamin Buttonmais il y avait déjà eu auparavant son apparition dans L’étrange histoire de Benjamin Button).

Une actrice que je classe sans hésiter dans le top du genre, une des rares à pouvoir rivaliser avec Meryl Streep ou Glenn Close.

Mon imminent séjour thalassothérapeutique devrait me permettre de dégager quelques heures de détente à consacrer au revisionnage de quelques DVD en attente, dont le Broken Flowers de l’excellent Jim Jarmusch Tilda Swinton tenait le rôle d’une ex de Bill Murray.

  

tilda swinton

Et je ne sais pas pourquoi, j’aime beaucoup cette photo extraite d’Amore
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dans la ligne de mire > David Lynch

Samedi, juillet 31st, 2010

david lynch

1990
Grande année pour moi : je découvre – enfin – un réalisateur dont je n’avais auparavant jamais osé aller voir les films.
Trop jeune encore quand sort Eraserhead (vu depuis et qui l’eût cru : c’est très drôle parfois !).
Quand Elephant Man sort, je suis au lycée, tout le monde encense le film, mais j’ai trop peur de voir ce qu’il y a sous le drap qui cache la tête de John Merrick… le coté Freaks ça m’angoisse !
Dune ne m’attire pas.
J’hésite pour Blue Velvet, mais on me parle d’une oreille qui traine dans le gazon… Allez, 1987, je commence à être une grande fille quand même ! Mais… finalement non.

Et puis arrive Sailor et Lula, avec Nicolas Cage que j’adore depuis Rusty James et surtout Birdy. Alors là je fonce, surtout que l’ambiance du film à l’air plus rationnel que pour les précédents. Et là, wildatheartil y a Sailor avec sa veste en peau de serpent, «symbole de son individualité et de sa liberté» clame-t-il, il y a Willem Dafoe déjanté, il y a Isabella Rossellini décolorée en blonde avec ses gros sourcils noirs, il y a Chris Isaak qui chante et puis il y a Lynch qui met tous ces personnages en scène : waaaouhh ! La claque !

 

 

twinpeaks1Même année à la télé c’est Twin Peaks qui démarre : accro dès le 1er épisode. On n’a quand même jamais vu une série pareille ! Je pars 5 semaines en voyage en plein milieu de la saison 2, quand je reviens ce coup-là j’y comprend vraiment plus rien avec tous les épisodes que j’ai ratés mais j’adore quand même ! Fire walk with me !

Depuis, on a eu Lost Highway et surtout le génial :

         mullhollnd drive

Et si en 2007, Inland Empire m’a laissée sur le bord de la route (je n’ai même pas essayé de comprendre, mais malgré tout, j’ai adoré certaines scènes), cette même année, la fondation Cartier lui consacrait une expo qui m’a également bien interpellée : « The air is on fire »

bob finds himself

 

 

Ci-contre : “Bob finds himself in a world for which he has no understanding”

 

 

parce que David Lynch fait aussi dans l’oeuvre picturale, peinture, photo mais aussi dans la composition de musique, il fait même l’acteur de temps à autre, et est adepte de la méditation transcendantale.

La pub lui permet de gagner de l’argent et de tester les nouvelles technologies admet-il. Voir la dernière en date :
Lady Blue Shanghai pour Dior

Et puis on termine par un petit café, il en a une sélection à vous proposer :
Signature cup sur le site de l’Express