jeudi, dcembre 13, 2018 06:09

Archive for the ‘Régressons, régressons (il en restera toujours quelque chose)’ Category

Régression en 4 actes – Acte IV

Jeudi, mars 5th, 2015

« Pour terminer ce qui se rapporte aux combles de la scène, je dirai prestement que la construction de ces combles en plomb est aménagée de façon que la circulation soit des plus faciles de toutes parts : trois rangées de larges marches en zinc montent de la base du toit à son faite, une à chacun des deux murs pignons, l’autre dans l’axe transversal, et que dans le sens des longs pans, se trouvent sept grands chemins horizontaux de circulation dont le supérieur a près de deux mètres de largeur. On peut donc parcourir le toit dans tous les sens, sans aucun danger, sans aucune entrave, et cette facilité de communication, si utile en temps ordinaire et qui deviendrait si précieuse en cas de sinistre, donne, par l’agencement des chemins qui la produisent, un aspect fort typique au grand comble de la scène du nouvel Opéra. »
Charles GARNIER

Vacances de février de l’an dernier, je retournais visiter l’Opéra Garnier avec ma fille et là, toujours la même frustration : ne pas pouvoir visiter les anciennes salles de cours des petits rats, ni la rotonde Zambelli… ni le moindre espoir de pouvoir un jour trottiner sur les pentes et admirer Paris depuis les toits de ce magnifique monument comme l’avaient fait dans les années 60 Delphine et ses copines du corps de ballet.

C’était L’âge heureux. Toutes les petites filles de ma génération découvraient la vie des petits rats et la discipline qu’exigeait leur engagement dans cette institution grâce à ce feuilleton de 1966, adaptation pour la télé du livre d’Odette Joyeux : Coté jardin, mémoires d’un rat.
Rivalité, jalousie, transgression de l’interdit, report des ambitions ratées de la mère sur sa fille, peur de décevoir, revanche… Depuis, Aronofsky a sorti son Black Swan et a ancré un peu plus profondément ces notions dans notre esprit (y’a juste une légère différence dans le traitement des thèmes… Une chose est sûre, on ne revoit plus Le lac de cygnes sous le même angle après cela : je viens d’en voir une version très académique il y a quelques jours, avec un prince au curieux balancé de hanches qui avait un peu trop travaillé l’ahurissement figé sur son visage à chacune de ses entrées… hmmm hmmm… c’est pas pareil quoi !).

Je rappelle l’intrigue ?
Allez, petit résumé :
Delphine Nadal vient d’être choisie par Ivan Barlof, maître de ballet de l’Opéra, pour interpréter le rôle principal de Galatée dans le ballet du même nom au détriment de Julie Alberti, pourtant première de sa classe de danse, qui ne sera que remplaçante. Alors que Delphine et sa copine Bernadette Morel se rendent à l’atelier des costumes pour un essayage, les deux amies franchissent la porte interdite laissée ouverte par des ouvriers et se retrouvent sur les toits du palais Garnier, s’extasient sur le panorama depuis là-haut et se dépêchent de raconter leur exploit à leurs camarades de classe puisque tout petit rat obéissant qu’elles sont, elles n’en cultivent pas moins l’espièglerie et le prouvent le soir même : profitant que la clé de la fameuse porte interdite est tombée dans un pot de peinture sous les yeux de Nadal et Morel, et donc facilement récupérable, les voici toutes à gravir les pentes des combles et à y jouer à cache-cache lors de la représentation du soir au lieu d’attendre sagement leur tour d’entrée sur scène dans leur loge… Tout aurait pu bien se terminer puisque deux ou trois poltronnes qui n’avaient pas voulu enfreindre le réglement sont restées dans le bâtiment et accourent pour avertir leurs copines délurées lorsque le moment vient pour elles de rentrer sur scène. Mais c’était sans compter sur la malveillance d’Alberti qui entrevoit tout à coup le moyen de récupérer sa place, qu’elle estime légitime, de premier rôle et enferme Nadal et Morel à la traîne sur les toits. N’ayant plus d’autre alternative, elles tentent de rentrer en brisant une vitre de la salle de cours et là patatras : la vitre est bien fracturée mais le tibias de la pauvre Bernadette qui s’est collée à la vilaine tâche d’un coup de pied se fracture aussi dans la chute qui s’ensuit… Le drame est en route : Delphine se fait renvoyer, ses copines d’embrouille la laissant assumer seule la faute, s’enchainent mensonges à sa mère, enquête de police, errances dans les rues de Paris, clé dissimulée-découverte-redissimulée, copines qui culpabilisent, maître de ballet qui prend la défense de la suspendue, répétitions de Julie-l’usurpatrice finalement confondue en voulant se débarrasser de la clé et héroïne réintégrée à l’Opéra qui finira, car à l’époque les feuilletons finissaient généralement bien, par danser son rôle de Galatée dans son beau costume et sa perruque de poupée !!! Ouf !!!

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Ne pensez pas que j’ai une mémoire d’éléphant, je viens tout simplement de revisionner l’intégralité des épisodes grâce à deux liens trouvés sur Youtube :

> L’âge heureux – partie 1
> L’âge heureux – partie 2

Nota : sans compter le plaisir pris à retrouver ces images dont certaines étaient encore bien nettes dans ma mémoire, il faut reconnaître que c’est toute une ambiance du Paris de l’époque qui y est consignée, avec ses vues de la capitale, ses voitures, ses bus à plateforme, mais aussi l’enseignement de l’époque avec ses cours de morale, l’habitude d’appeler les élèves par leur nom de famille…

Le lien avec l’actu ? Et bien Odette Joyeux, auteur du livre et actrice du film où elle y joue la mère de Delphine, était dans la vraie vie la mère de Claude Brasseur que l’on retrouvera le 25 mars en invité d’honneur du Festival du film policier de Beaune où il lui sera rendu hommage.

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Régression en 4 actes – Acte III

Lundi, décembre 29th, 2014

Période de l’année chargée en relents de nostalgie, je profite de ces vacances de Noël pour terminer cette chronique régressive amorcée il y a quelques… mois… Aurais-je été trop occupée ou cet acte III aurait-il un léger arrière goût amer après une première approche à la saveur plutôt sucrée ?

Ça démarre par une rencontre professionnelle quelconque. Après l’échange relatif à sa visite dans le cadre du boulot, mon interlocuteur, collègue d’un service situé à Paris mais originaire de la région, oriente la conversation vers des sujets plus personnels : « vous n’auriez pas habité à tel-endroit, été à l’école et au collège truc-muches dans les années tant-et-tant… »,  mon nom lui avait rappelé quelque chose et il me cite des noms d’instituteurs et de camarades de classes de l’école primaire que nous avions en commun… Même si manifestement, il se trouvait dans la classe supérieure à la mienne, c’était une petite ville et les classes étaient parfois à double niveau… Je lui fait répéter son nom que je n’ai pas bien enregistré lorsqu’il s’est présenté à son arrivée quelques minutes plus tôt… Effectivement, le nom m’est vaguement familier, je cherche désespérément à mettre un visage d’enfant sur ce nom et à essayer de retrouver les traits que j’ai connu à l’époque en scrutant le visage du quinquagénaire que j’ai en face de moi… en vain… Il me dit qu’il se rappelle bien de moi, continue à me citer d’autres noms de personnes que nous fréquentions sur les bancs du collège … Et là je me rends compte que même si je me remémore alors pas mal des garçons et des filles dont il me parle, avec un plaisir certain de son côté, ce ne sont pour moi que des personnes sorties d’une époque où mes liens affectifs étaient uniquement centrés sur ma famille et mes instituteurs. Ce n’est qu’à partir du lycée que j’ai tissé de vrai liens amicaux avec mes camarades de classe…
J’avais déjà fait une rencontre similaire quelques mois auparavant dans un train avec un autre ancien camarade de primaire :  même décalage dans les souvenirs et dans l’évocation des différents acteurs de notre enfance… C’est grave docteur ???

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Régression en 4 actes – Acte II

Samedi, mars 1st, 2014

Le secret du Grand Baou…

C’est pas croyable tout ce qu’il pouvait contenir ce carton disparu !!!
(voir ici et ici…)

Je n’y pensais plus à celui là, et puis Nicolas Vanier a sorti sa version de Belle et Sébastien
Je ne voulais pas aller le voir, préférant rester sur les images de la série TV de Cécile Aubry des années 60/70 que mes yeux d’enfant avaient vues et gravées dans ma mémoire. Et puis la tentation de revoir Medhi, jouant un rôle de bûcheron, plus de quarante ans plus tard a été trop forte et je m’en fus donc accompagner ma fille de 19 ans à cette séance ciné qui s’annonçait nostalgique !

Et finalement, je me suis bien laissée prendre par les magnifiques images, les acteurs, le gros toutou, l’histoire – transposée pendant la 2ème guerre mondiale, ce qui lui conférait un petit côté 16 à Kerbriant (je l’avais oublié aussi ce feuilleton avec Louis Velle en officier allemand amoureux de la fille des fermiers d’un village breton dont la ligne téléphonique est branchée sur celle de la Kommandantur !) – et les chansons du feuilleton d’origine dont les paroles me sont revenues tout naturellement dès les premières notes !

>  pour mémoire : l’oiseau (qui était en fait le générique de Sébastien parmi les hommes)

En croisant le regard et le sourire complices de quelques unes (et quelques uns) de ma génération qui attendaient pour la séance suivante lorsque je suis sortie de la salle (accompagnés également de leurs ados…), j’ai bien compris que Medhi avait été le copain, voire le petit frère virtuel de bon nombre de jeunes télespectateurs et tatrices dans ces glorieuses années télévisuelles en noir et blanc.

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Régression en 4 actes – Acte I

Dimanche, février 16th, 2014

Il y a quelque chose de joli au royaume de Danemark…


La petite fille aux allumettes, La petite sirène, Le vilain petit canard, La princesse au petit pois, Le rossignol et l’empereur de Chine et… La Reine des neiges ! Récemment adaptée par Disney au cinéma, c’est avec un grand plaisir que je suis allée en famille voir ce conte porté sur grand écran avec les places gagnées sur la page Facebook de Visitnorway.com (puisque ce sont les paysages norvégiens qui ont inspiré les décors des Studios Disney).

Oui, tous ces contes d’Andersen, si jolis…  mais si tristes le plus souvent ! Du moins, c’est le premier sentiment qui me vient à l’esprit quand j’entends parler de l’auteur danois. Et invariablement, je pense au Livre des bêtes enchantées, recueil aux magnifiques (mais impressionnantes pour une petite fille de 3 ans) illustrations d’Adrienne Ségur que mes parents m’avaient offert alors que je ne savais pas encore lire. Ce livre, qui bien sûr se trouvait dans ce maudit carton de déménagement perdu – voir tout en carton – regroupait des contes de différents auteurs, dont trois contes d’Andersen, et quand ce cher William nous assurait que jamais aventure ne fut plus douloureuse que celle de Juliette et de son Roméo, on voit bien qu’il était né trop tôt pour que sa mère puisse lui lire Les cygnes sauvages ou La petite Poucette dans sa petite enfance !

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♥♥♥ message personnel ♥♥♥
oui maman, je sais, tu trouvais que je ressemblais à Poucette et que c’était de belles histoires que tu aimais me lire le soir, même si tu avais fini par abandonner, désespérée de devoir affronter mes larmes à chaque lecture, mais bon, il faut quand même reconnaître que ces contes prédisposaient à la mélancolie !!!

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Deux enfants dans un sapin

Mardi, septembre 25th, 2012

Forcément, vous avez eu un jour un livre de la bibliothèque rose sur votre table de nuit, forcément vous avez lu une des innombrables histoires d’Enid Blyton : les séries du Club de cinq, de Oui Oui, des Mystères, de Jojo Lapin, du Clan des sept, de La famille Tant Mieux… Bien avant J.K. Rowling et sa saga d’Harry Potter, les britanniques avaient déjà une romancière pour enfants mondialement connue.

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Et puis il y avait une série Belles histoires à laquelle appartenait ces Deux enfants dans un sapin. Il m’avait été offert en récompense à la fin de mon année de CP, accompagnant un prix de lecture ou autre.

Quand mes filles ont été en âge de lire, j’ai recherché ce livre qui avait enchanté mes premières années d’élémentaire : impossible de le retrouver ni dans le grenier de mes parents, ni en rayon dans quelque librairie que ce soit (et pour cause, il n’était plus édité). Et puis, lubie soudaine, voici que cet été la chose se remet à me trotter – allez savoir pourquoi – dans la tête entre 1 carambar et 1 Michoko, et là, merci internet, je trouve une édition de 1966 sur un site de vente de livres en ligne !


Illustrations de Jeanne Hives

Petite pause régressive dans mes lectures estivales : entre le troisième tome du 1Q84 de Murakami avec son monde parallèle à deux lunes peuplé de Little People tisserands et Les chaussures italiennes de Henning Mankell avec son ex-chirurgien rongé par le remord isolé sur sa lointaine île suédoise (très beau et très touchant roman d’ailleurs de cet auteur plutôt connu pour ses polars sombres), je me suis donc replongée dans les aventures de Jean-Pierre et Anne-Marie, les 2 jumeaux à la recherche de la princesse Rosabelle enlevée par le méchant lutin Patatrak, aidés en chemin par de nombreux personnages à poils, à plumes ou à veste rapiécée, traversant de lointaines contrées perdues au-delà du sommet du grand sapin dominant le bois longeant leur sweet home, usant avec parcimonie de la poudre de Perlinpinpin ! Magique !!!

Cette fois, je le garde précieusement, juste à côté de mon exemplaire, original celui-là, des Deux jumelles en pension de… Enid Blyton

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Tout en wagons

Dimanche, décembre 11th, 2011

(Suite de l’article précédent )

S’il faut aller jusqu’au cercle polaire pour rencontrer les ours blancs, vous pourriez être amené à croiser un panda sans avoir besoin d’aller jusqu’en Chine :

Il ne vous reste plus qu’une semaine pour le rencontrer sur la ligne Sarrebourg / Dijon (dommage c’est juste la semaine où arrive le TGV Rhin-Rhône sur le parcours… l’aura pas eu beaucoup le temps d’en profiter…), après  cette période, il vous faudra plutôt fréquenter le TGV Est pour avoir une chance de l’apercevoir !

…suivez les  …ou la fumée des

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Tout en glaçons

Vendredi, décembre 2nd, 2011

(Suite de l’article précédent )

Pour atténuer ma déconvenue face à la triste réalité de la perte précédemment évoquée, j’ai suivi sur Facebook l’escapade canadienne de mon ami Dan, qui à l’instar d’Apoutsiak, a sûrement vécu intensément sa rencontre avec les ours blancs au Manitoba, près de la frontière du Nunavut.

——photo © John Craig
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Hey Tagak !

Tu m’emmènes avec toi
la prochaine fois !
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——photo © Henny Roseboom (mise en scène par Danouche !)

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Tout en carton

Lundi, novembre 14th, 2011

Nom d’un pharaon farceur !

Deux déménagements successifs lui auront été fatal. Il faut bien me rendre à l’évidence après presque 3 ans d’espoirs vains : mon King, successeur à succès de Nounours Ier er Nounours II, est enfoui à jamais au fond d’un vulgaire carton, quelque part entre la rue de Talant et la rue de Bellevue, à moins qu’un sombre grenier de l’Ain ou de la plaine de la Saône ne soit devenu sa funèbre et involontaire cachette.
Du temps de sa majestueuse crinière, mon compagnon à peluche avait été le colocataire prévenant de chacune des chambres que j’avais pu occuper, du cocon familial à la résidence étudiante en passant par le pensionnat. Borgne et mité, il avait toujours gardé sa place dans un recoin de mon espace personnel, aussi comment ai-je pu être aussi négligente et perdre ainsi le précieux témoin des années passées ?
Mon réconfort : je sais qu’Apoutsiak-le-petit-flocon-de-neige aux rêves d’ours blanc et d’aurores boréales est avec lui et lui tiendra compagnie. Ces aventuriers de mes illusions perdues pourront feuilleter ensemble Le Mahabharata (que je n’avais encore pas eu le temps de lire dans son intégralité et qui se trouvait également dans ce maudit carton) où il est dit :

 « Il n’y a jamais eu un temps passé où nous n’existions pas, il n’y aura jamais un futur où nous cesserons d’être »

Allez, je m’en vais poursuivre le chemin vers l’apaisement et la sérénité avec quelques oursons qui sont toujours bons pour mon moral.

Bonne nuit les petits !

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dans la ligne de mire > Kwai Chang Caine

Mercredi, janvier 12th, 2011

 

« La force intérieure résiste à la chaleur et au froid, elle dure toute la vie et au-delà » 

« L’esprit ne se développera que lorsque le corps sera discipliné »

 

Le petit scarabée a marqué mon esprit au fer rouge.

 

Ses paroles et celles de ses maîtres du temple Shaolin s’y sont inscrites comme autant de messages subliminaux… Oui… Forcément… Sinon pourquoi serais-je perméable, presque 40 ans plus tard, à la pratique du Qi Gong et quelle autre explication à ma propension à m’intéresser aux Arts Martiaux et aux philosophies bouddhistes !

« Aucun élément de la nature n’est en conflit avec un autre. Lorsque nous comprenons les règles de la nature, nous chassons le conflit qui est en nous et découvrons l’harmonie entre le corps et l’esprit en accord avec le flot de l’univers. »

Il me faudra sûrement plusieurs autres vies cependant pour acquérir la maîtrise de Caine à garder son calme face à la bêtise et à la cruauté des ses congénères…

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Quand je vous dis que c’est pas gagné : je ne sais déjà pas trop où se trouve le caillou à attraper…

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à noter :  Jodie Foster, toute jeune encore, tenait le rôle d’Alethea dans l’épisode du même nom de la saison 1 (diffusée en 1972/1973)

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Annonce du jour – 23 nov 2010

Mardi, novembre 23rd, 2010

Cherche Bonne Fée créative et compétente pour transformation d’attelage type vente-de-garage-des-soeurs-Javotte-et-Anastasie en genre traineau-de-Père-Noël-performant-et-écologique  (quelques étrons de caribous n’ont jamais fait de mal à personne) permettant le  survol d’une ville actuellement, et pour encore 2 ans, en mode installation-de-tramway subséquemment mal adapté à tout déplacement terrestre.

Options souhaitées (mais non impératives) : 
Prince Consort et Cocher Sexy (Alf pouvant accessoirement être conservé pour ces 2 rôles, ce dernier ayant au moins le mérite de me faire rire et de pallier mes allergies aux chats…)

Bonus apprécié :
Si la dite-fée pouvait également revoir toute ma garde-robe par la même occasion…

♣♣♣ Message personnel ♣♣♣
Euh… J’explique pour ceux qui n’ont pas bien compris le principe : c’est les grenouilles qu’on embrasse, pas les citrouilles…

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Don’t you forget about me

Dimanche, juin 13th, 2010

Breakfast Club 1

1985 : Un an avant La folle journée de Ferris Bueller, John Hugues (réalisateur disparu l’été dernier et également scénariste de bien des comédies sympathiques) nous concoctait un p’tit dèj que j’ai depuis vu et revu avec toujours le même plaisir : Breakfast Club, le film d’ado, ou du moins sur les ados, intelligent, drôle et dans l’émotion rationnelle… Au générique tous ces acteurs prometteurs du « Brat Pack », qui n’ont pourtant pas fait une carrière exceptionnelle par la suite mais qui ont marqué les mémoires de leur génération… et avec bien sûr ce tube des Simple Minds sur les premières et les dernières images :

Don't you forget about me - Simple Minds

Les Simple Minds qui – tient donc ! – seront demain soir à Nancy dans le cadre de leur tournée française, de seulement quelques dates, dans des petites salles (à Paris c’est le Bataclan) : étonnant pour un groupe ayant connu un tel succès et sorti autant de tubes (Mark Knopfler vient encore de remplir Bercy…), d’autant plus que Jim Kerr était très performant et charismatique sur scène (j’ai un super souvenir de cette soirée celte au théatre antique de Fourvière où ils partageaient l’affiche avec Alan Stivell et les Coors – belle soirée d’été… il ya 12 ans déjà…).
Simple Minds qui bien avant Coldplay nous faisait le coup de la cloche qui tintinnabule et ça c’est une de mes préférées !

See the lights - Simple Minds

Enfin si quelqu’un a la chance de les voir ces temps-ci, il peut nous faire partager ses impressions en commentaire…

Maxi surprise de Pâques

Lundi, mai 3rd, 2010

Mais où vont-il les chercher leur idées pour les surprises des « Kinder » : c’est un renouvellement incessant incroyable ! Quelle créativité !

DSC00458Ça fait longtemps que mes filles ont passé l’âge pour ce genre d’oeuf, mais nous avons fait les soldes du rayon chocolat pendant nos vacances de Pâques : une manière de compenser face à la morosité climatique ! Et puis ça amuse toujours les papas…

Où nous étions pendant ces vacances ? Indices :

Vacances Pâques 2010

Pour clore le chapitre régressif

Mercredi, novembre 18th, 2009

Je faisais mes devoirs (collégienne studieuse et appliquée – je mets juste ça au cas où mes filles jettent un coup d’oeil de temps à autre à ce blog…) dans la salle, à coté du salon où se trouvait le poste de télé.  Ma soeur, de 7 ans ma cadette, regardait l’île aux enfants tous les soirs bien entendu et invariablement je lui demandais : « tu m’appeleras quand c’est La Linéa ! »
J’avoue que j’avais également un petit faible pour Antivol, Gribouille et la Noiraude… et Albert et Barnabé bien sûr !!! (Même si j’étais plutôt de la génération du Manège enchanté, Kiri le Clown et de la Maison de toutou).

antivol+gribouille+noiraude

Pour en finir donc avec cette petite parenthèse nostalgique,  je vous propose une recette sympathique (je vais y arriver à vous en caser une !) adaptée au sujet :  LES SCONES AU CHOCOLAT BLANC

LaLineax3Ingrédients pour 20 scones :

   150 g de chocolat blanc aux noisettes
   100 g de beurre
   90 g de sucre en poudre
   240 g de farine
   2 c. à c. de levure chimique
   1 oeuf + 1 jaune (facultatif)
   1 c. à s. d’eau de fleur d’oranger
   1 pincée de sel

Faire ramollir le beurre. Lui ajouter le sucre, la farine, la levure, le sel, l’oeuf et l’eau de fleur d’oranger. Pétrir jusqu’à obtenir une boule de pâte sablée. Concasser le chocolat blanc, pour obtenir une vingtaine de morceaux de taille identique. Préchauffer le four à 175°C. Former 20 scones avec les doigts : prélever des petites portions de pâte, les aplatir en galettes, déposer sur chacune d’elles 1 morceau de chocolat, replier les bords des galettes et rouler chaque boule entre les paumes. Déposer les petites boules sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Badigeonner, éventuellement, la surface des scones de jaune d’oeuf et les faire cuire pendant 20 minutes.

extrait de : Petit livre des recettes régressives pour gourmets nostalgiques  de Nicole Seeman et Raphaële Vidaling

Nota : Personnellement, je prends du Galak (celui avec Oum le dauphin ! du moins dans le temps…), pas de noisettes donc mais c’est pas mal non plus, accompagné d’un thé subtilement fleuri (thé des moines par ex) ou d’un Yunnan ou d’un Qimen…

♥♥♥ Message personnel :babar 1
Papoum, promis, je ne balancerai pas sur l’affaire Babar !!!

Dicton du jour – 15 nov. 2009

Samedi, novembre 14th, 2009
  
Si à la St Barnabé,
De ramer pour deux tu t’es lassé(e)
Profite de la St Albert
Pour couler la galère.
Et que St Gabriel
À tes désirs redonne des ailes
Et aux grenouilles
Redonne des cou….s.
Et aux reinettes
Redonne des roup….s.
Et aux crapauds
Redonne des grelots.
Et aux anoures
Redonne battants tambours.

(Pooouuh ! J’ai cru que j’allais pas m’en sortir…) 

al et barn 2

 

 

 

« Albeeeert ! Va me chercher le balai ! »

Alain Souchon est chanteur

Mardi, novembre 10th, 2009

Alain Souchon est chanteur

J’étais restée un peu à l’écart de ses derniers albums et de ses derniers spectacles, malgré ma tendresse particulière envers le repère inoxydable de mon adolescence. Comment dire… c’est une mélancolie banale, vodka orange et Gardénal.
Et puis l’an dernier j’ai vu la belle émission que France 2 lui avait consacré et là j’ai retrouvé tout ce que j’aimais; le baromètre de mes états d’âme; le test infaillible pour faire douter l’horloge interne.
Trente ans que je l’ai à l’oeil : je m’en suis donc allée l’autre soir ramer de concert avec lui, haranguer les foules sentimentales, percevoir tant d’Angélus – Ding -  qui résonnent, relire Somerset Maugham, entrevoir Jane et Serge sur le Pont des Arts, se débarrasser oh ! des regrets, des regrets, des regrets, des regrets en me baladant une paille dans ma limonade, soulever le couvercle à Baudelaire qui nous aplatit, nous plaque par terre… Et si tout est moyen, si la vie est un film de rien, ce passage là était vraiment bien…

En revanche, il ne nous a pas emmené dans la jolie maison de Port Bail alors :

Port Bail - Alain Souchon

Voir aussi dans « Ils le disent mieux que moi » : cliquez ici