dimanche, septembre 27, 2020 09:28

Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark

Passablement contrarié par le rapide remariage de sa mère avec Claudius, le frère de son défunt père - « Economie ! Economie ! Horatio ! Les viandes cuites pour les funérailles ont été servies froides au festin des noces. J’aurais préféré rencontrer mon pire ennemi au ciel, plutôt que de voir pareil jour » – le prince Hamlet voit soudain apparaître le Spectre de ce dernier qui lui balance sans détour que non content de lui avoir piqué sa femme, Claudius lui avait auparavant versé une fiole de liqueur empoisonnée dans le creux de l’oreille, causant sa mort instantanée et lui ravissant par la même le trône du Danemark.

Ce ne sera pas la dernière de ses vilénies : l’immonde Claudius n’en est plus à une ignominie près et les errances d’Hamlet, alors qu’il s’ingénie à démasquer le mal – « Notre époque est détraquée. Maudite fatalité que je sois né pour la remettre en ordre » – dans le dédale de ses questionnements métaphysiques et existentiels laisseront le temps au fratricide de se vautrer dans ses turpitudes qui ne prendront fin qu’avec le dénouement de cette tragédie.

« Les noires actions, quand toute la terre les couvrirait, se dresseront toujours aux yeux des hommes »

Pauvre Ophélie, pauvre Laerte, jeunes et innocentes victimes collatérales, à la pureté pervertie par un père – Polonius, premier ministre du traître roi - trop suspicieux pour être irréprochable, qui périra lui-même  des vicissitudes dûes à son obséquiosité. Enfin, on ne fait pas d’Hamlet sans casser des oeufs…

Y’en a un paquet qui s’y sont collés à interpréter ce cher Hamlet : de Laurence Olivier à Mel Gibson, en passant par Jude Law, Kenneth Branagh ou Kevin Kline, pour ne citer qu’eux parmi les plus connus.

Même Schwarzie a tenté l’expérience le temps d’une courte parodie dans le Last action hero de John McTiernan (qui - Oh ! troublante coïncidence – était rediffusé ce soir sur une chaine de la TNT !) et quand le Shakespearator s’y met, il ne met pas trois heures à répondre à la question fatale « To be or not to be ? » !


> voir l’extrait

Fan de Shakespeare : Roméo et Juliette, La Mégère apprivoiséeLe Songe d’une nuit d’été… Mais de tous ceux que j’ai pu lire (et relire) jusqu’à présent, Hamlet restera mon préféré…

« Il est important d’y noter qu’un homme peut sourire, sourire, et n’être qu’un scélérat. »

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